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Le 17 octobre, célébrons la Journée mondiale du don d’organes.

Imaginez une famille réunie à l’hôpital, dans l’un des pires moments de sa vie. Un médecin lui pose alors une question : « Savez-vous ce que votre proche pensait du don d’organes ? » Personne n’en a jamais parlé. Alors, dans le doute, on hésite, et parfois on refuse.

Cette scène se reproduit chaque jour en France. Elle explique pourquoi la Journée mondiale du don d’organes et de la greffe, le 17 octobre, porte un message essentiel : entre proches, on se le dit !

Un écart qui se creuse depuis plus de 30 ans

Les chiffres de 2025 :

Depuis 1990, le nombre de patients concernés est passé de 6 257 à 33 000, alors que celui des greffes est passé de 3 572 à 6 148. Cet écart ne cesse de s’agrandir, ce qui explique que l’État ait fait du don d’organes une priorité nationale.

Ce que dit la loi, et pourquoi la parole compte

En France, chacun est considéré comme donneur, sauf s’il a exprimé son refus de son vivant, notamment en s’inscrivant sur le Registre national des refus. Dans la pratique, les équipes médicales interrogent toujours les proches pour connaître la volonté du défunt.

C’est là que la discussion fait la différence. D’après les chiffres, 74 % des Français se disent favorables au don de leurs organes, mais la moitié environ n’en a pas parlé avec ses proches. Le taux d’opposition atteint 37 %, alors que nous estimons qu’il devrait se rapprocher de 20 %.

Ce n’est pas la seule cause de la pénurie de greffons, mais c’est celle sur laquelle chacun peut agir.

Dire à ses proches ce que l’on pense du don d’organes, c’est leur épargner le doute et faire respecter sa propre volonté, qu’elle soit favorable ou non.

Quelques idées reçues

– « Je suis trop âgé pour donner. »

Il n’existe pas de limite d’âge. Ce sont des critères médicaux, appréciés par les équipes au moment du décès, qui déterminent si un prélèvement est possible.

– « Mon don ne serait pas compatible avec ma religion. »

Le don est autorisé et encouragé par les principales religions pratiquées en France. Le prélèvement est réalisé dans le respect du défunt et n’empêche pas d’organiser des obsèques selon vos traditions.

– « Les organes peuvent s’acheter ou se vendre. »

C’est faux. Le don est gratuit et anonyme : le donneur ne sait pas qui reçoit, le receveur ne sait pas qui a donné.

– « On pourrait renoncer à me soigner pour prélever mes organes. »

Le prélèvement n’est envisagé qu’après le décès, une fois que tout a été tenté pour sauver le patient. Les équipes qui soignent le malade sont distinctes de celles qui s’occupent du prélèvement.

Le ruban vert, symbole de fraternité

Les associations françaises, à l’initiative du collectif Greffes+ et avec le soutien de l’Agence de la biomédecine et de la Fondation de l’Académie de Médecine, ont adopté le ruban vert comme symbole du don d’organes. Il exprime la gratitude de la société envers tous les donneurs d’organes et de tissus, et il est une lueur d’espoir pour les patients en attente de greffe.

Comment agir dès aujourd’hui

  1. Parlez-en à vos proches : en famille, entre amis, entre collègues. Quelques minutes suffisent.
  2. Partagez cet article pour que la discussion s’ouvre autour de vous.
  3. Informez-vous sur dondorganes.fr.

Devenez ambassadeur du don d’organes

Le réseau Greffes+ compte aujourd’hui plus de 1 600 ambassadeurs : villes, ARS, hôpitaux, pharmacies, universités, lycées, entreprises et clubs de sport.

Pour le rejoindre, il suffit d’installer, dans un lieu visible de tous, un panneau, une plaque ou des affiches au ruban vert portant la mention « Ambassadeur du don d’organes ».

Elles invitent chacun à réfléchir, à en discuter en famille et à faire connaître sa décision.

Contact : ambassadeurs@greffesplus.fr