Don d’organes et religions : ce qu’il faut savoir
Don d’organes et religions ne s’opposent pas : les principales religions pratiquées en France acceptent le don d’organes, dès lors qu’il est gratuit, libre et réalisé dans le respect du défunt. C’est pourtant une idée reçue tenace : selon le baromètre 2026 de l’Agence de la biomédecine, moins d’un Français sur deux sait que le don est compatible avec les rites funéraires.

Un acte de solidarité reconnu
Don d’organes et religions : les principales positions
- Catholicisme : l’Église catholique considère le don d’organes comme un acte de générosité, dès lors qu’il est libre et gratuit.
- Protestantisme : les Églises protestantes y voient un geste de solidarité qui relève de la liberté de conscience de chacun.
- Islam : de nombreuses instances musulmanes l’acceptent au nom de la sauvegarde de la vie, à condition que le corps du défunt soit respecté.
- Judaïsme : la sauvegarde d’une vie prime sur la plupart des autres obligations, ce qui conduit de nombreux rabbins à accepter le don.
- Bouddhisme : le don est généralement perçu comme un acte de compassion, laissé à l’appréciation de chacun.
Ainsi, dans la plupart des cas, ce ne sont pas les convictions religieuses qui freinent le don, mais le manque de dialogue. En effet, beaucoup de familles ignorent simplement ce que souhaitait le défunt.
Les grandes traditions religieuses présentes en France – catholicisme, protestantisme, islam, judaïsme, bouddhisme – mettent en avant la valeur du don et la sauvegarde de la vie. Chacune y attache ses propres conditions, notamment le respect dû au corps et le consentement de la personne.
Le respect du corps et des obsèques
Le prélèvement est une intervention chirurgicale réalisée au bloc opératoire, avec le même soin que pour une personne vivante. Le corps est ensuite rendu à la famille, qui peut organiser les obsèques selon ses traditions.
En parler, y compris avec un responsable religieux
Si vous avez des questions liées à vos convictions, vous pouvez en parler avec un responsable de votre communauté. L’essentiel reste de faire connaître votre décision à vos proches, quelle qu’elle soit.
Entre proches, on se le dit. Pour aller plus loin : ce que dit la loi, notre F.A.Q. et le site officiel dondorganes.fr.